Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

De l'utilitarisme..

Il y aurait-il en conséquence un savoir utile et un savoir inutile? Selon l'école utilitariste (18ème siècle), la finalité est de maximiser le bien-être général. Donc une démarche hédoniste, voire eudémoniste (le bonheur est la finalité de la vie). Tout ceci pouvant être résumé par la maxime suivante :
 
"Agis toujours de manière à ce qu'il en résulte la plus grande quantité de bonheur "
 
Dans cette optique, il y aurait-il un savoir à acquérir qui serait utile pour atteindre le bien-être général (bonheur qui s'apparente au plaisir pour les hédonistes, ataraxie pour les épicuriens)? S'intéresser à la nature humaine pour causer le moins de tort possible à autrui pourrait être une solution, se spécialiser dans ce domaine de connaissance (quitte à délaisser les autres par manque de temps) ..mais dans ce cas, quid des autres connaissances qui s'intéressent plus à la nature des choses et de l'univers? Seules la médecine (bien soigenr son corps), la botanique (respirer des senteurs agréables), la gastronomie (manger sainement et si possible des mets au goût agréable) seraient les sciences dignes d'intérêt?
 
Il me semble tout de même que connaître l'art et la palettes des chefs d'oeuvre disponibles pourraient permettre de découvrir l'esthétique et de là l'ataraxie mentale. Comme dirait Nietzsche, "la vie sans musique serait une erreur". On pourrait également pousser l'homme à créer des choses agréables, sans pour autant lui mettre une pression, lui imposer une censure ou des canons esthétiques moraux. Dans ce cas, les oeuvres d'art ne seraient accessibles qu'à ceux qui en retireraient du plaisir (peut être seul son créateur d'ailleurs en retirerait). Ces oeuvres ne seraient pas "utiles" au sens moderne du terme (pour améliorer le confort de l'individu, nouvelle idole dont l'homme moderne semble prisonnier) mis au sens "utilitariste" : pour maximiser le plaisir de ceux qui les contempleraient (dans cette optique, quid des architectures que l'artiste impose à tous les regards?)
 
Peut-être que la recherche de la vérité métaphysique et existentielle (d'où venons-nous...) est vaine et que la quête sans fin vers la culture générale la plus grande possible n'est qu'une façon de gonfler notre ego en voulant impressionner la galerie lors de dîners en ville avec la somme de ses connaissances. Les religions ont évacué ce besoin continu de connaissances en érigeant des dogmes, des vérités toutes faites: résultat ils vivent peut-être dans l'llusion mais peuvent enfin s'intéresser au bonheur maintenant et tout de suite et ne perdent pas leur temps dans des discussions stériles pour savoir qui nous sommes vraiment. La sagesse ultime ne serait pas de savoir "qui nous sommes" mais "comment nous réaliser". L'homme veut "savoir" à tout prix qui il est, mais le savoir le fera-t-il moins souffrir? Comme disent les chrétiens, adam et eve ont voulu accéder à l'arbre de la connaissance, bien mal leur a pris! 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
agréableah tu veux dire "joindre l'utile à l'agréable " lol ?<br /> ok webmaster je le fais tout de suite
Répondre
M
de l'utilité de l'esthétismeen parlant d'esthétisme, si tu souhaites mettre ton texte en caracteres justifiés (aligné a droite et a gauche) et donc plus facile a lire, il faut (une fois que le texte est écrit) cliquer sur l'icone "html" et introduire le terme au début du texte et a la fin. Un bon exemple de l'utilité de l'esthétisme qui permet de rendre plus agréable la lecture d'un texte et donc facilite sa compréhension.
Répondre
M
defmerci pour ta précision sur les définitions des différents "---isme"
Répondre
M
Epicure et l'artje tiens a preciser aussi que Michel Conche place dans son analyse de la Lettre a Ménécée les "désirs d'esthétisme" dans la catégories des "désirs naturels non nécessaires" et que par conséquent, selon Epicure, il ne faudrait pas s'en désintéresser. En outre, Philodeme de Gadara ("Epicurien" Campanien) précise qu'il n'est pas inutile de pratiquer un art tant que l'on n'y passe pas trop de temps.
Répondre
G
ismeje pense qu'il y a des nuances: l'utilitariste recherche les actions dont les conséquences amènent le bonheur (individuel et social) sans préciser les moyens. Alors qu'un hédoniste ou un épicurien les précisent: par le plaisir ou l'absence de douleur. Dans ce cas on peut être un utilitariste plutôt épicrien ou plutôt hédoniste j'imagine. Un hédoniste peut être épicurien si son plaisir est dans l'absence de douleur. En revanche tous les hédonistes ne sont pas épicuriens
Répondre